Luc dévoile le secret de fabrication des mantecaos, l’incontournable goûter de la maison derrière les arbres.

Chaque fois que j’offre, à la fin d’une journée à la maison derrière les arbres, mes mantecaos sur un plateau, se trouve quelqu’un pour m’en demander la recette. Alors, j’ai décidé de vous la livrer ici, à l’avance.

Sur ta planche, forme un beau tas de farine, blanche.
Trempe-y tes deux mains et puis pose-les sur tes joues, ça te fera une belle mine…de clown. Tu auras alors envie de t’applaudir ; claque donc très fort des mains, ça fera un gros nuage blanc.
Creuse ensuite un puits dans ton tas de farine, avec tes doigts, un puits comme un moule, pour le sucre semoule.
Verse à présent un peu d’huile ; de l’huile, pas de l’eau ! De l’eau, ce serait plus rigolo, mais tu n’obtiendrais pas un mantecao ! Quand tu feras tes emplettes, choisis de l’huile de cacahuète !
Ajoute une pincée de sel fin, un rien du tout du tout de sel tout fin, disons, de perlimpinpin et puis un zeste de citron, râpé, oui, juste un zeste. D’ailleurs, répète donc dix fois : « juste un zeste » ! Si tu y arrives sans te tromper, tu auras le droit de déguster un deuxième mantecao.
Verse, pour finir, au sommet de ton joli tas, une gouttelette de fleur d’oranger, distillée.
Il te reste à mélanger le tout dans ton grand saladier et de tout rouler en boules, plein de boules, mais alors plein de boules, en forme…en forme, disons… en forme de mantecao.
Quand, dans le four, tes mantecaos craquellent, décore-les d’une pincée de cannelle, couleur de gazelle, ou le contraire si tu préfères.
Et maintenant, croque ! Tu verras, c’est un peu comme si tu goûtais une rose des vents cueillie au sable du désert, et qui exhalerait ses parfums d’oasis.